Sarah Oling

Depuis l’enfance, elle a la conviction que l’écriture est sa richesse, plus même, la lumière qui éclaire son chemin de vie. Si ces termes semblent dithyrambiques, ils expriment cependant sa perception profonde. Née en 1951 de parents immigrants, n’ayant pas le français en partage, mais qui parlaient allemand, russe, polonais, et, surtout, yiddish, il lui fallut très tôt se construire sans les repères conventionnels, ceux de la transmission générationnelle, ses deux parents ainsi que ses grands-parents maternels étant les seuls survivants d’un chaos qui détruisit non seulement des vies, mais des pans entiers de la culture de l’Europe de l’Est. Très tôt, l’écriture fut sa passerelle entre ces parents presque mutiques et le monde « du dehors ».

C'est pour toutes ces raisons qu’elle est, après une longue série d’activités « nourricières », devenue journaliste, en 1994, pour divers médias dont Tribune juive. Que ce soit à la radio ou à la télévision, elle a longtemps tenté d'être la petite voix de ceux qui avaient perdu les « mots pour le dire ». Elle fut également rédactrice en chef d'un magazine francophone en Israël, de 1996 à 1997, membre de la Fédération francophone des Écrivains Israéliens et récipiendaire du Prix Littéraire décerné par le Ministère israélien pour son premier roman Sarah pour mémoire. Depuis septembre 2016, elle est journaliste correspondante pour le quotidien Le Progrès à Villeurbanne.

En plus d'une brève, peu signifiante en termes de notoriété, mais émouvante carrière de comédienne de théâtre, entre 1998 et 2001, au sein de la Compagnie Étoile de l'Aube, elle fut en parallèle, en 1999 et en 2000, chargée de mission pour le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon et recherchait, à ce titre, dans toute la France, les survivants déportés et résistants, et leurs enfants, afin de recueillir leur témoignage. Elle a jusqu’en 2010 poursuivi ponctuellement cette mission. Ces témoignages, filmés, sont visibles au CHRD.

Elle ouvre depuis des espaces de parole, autour du thème large de la transmission et de la mémoire, où le questionnement n’est pas celui d’un public envers un conférencier. Il se passe véritablement, à travers ces échanges, une catharsis d’émotions dont Sarah Oling nous dit qu’elle rend la parole forte et vibrante.

Pour un peuple d'oiseaux

Yann Holdman est un vieil homme qui survit non loin de la mer. Grand musicien, ancien chef d'orchestre rescapé des camps, Yann ne parle presque plus qu’aux oiseaux.

Au fil des pages et des chapitres, l’histoire de cet homme poursuivi par « ses fantômes » se tisse. Qui sont Léah, Marthe, Etty et Simon ? Quel rôle Daniel, jeune prodige musical, tiendra-t-il auprès du vieil homme qui lui transmettra son savoir ?

« Pour un peuple d'oiseaux est un livre que je vous conseille et que vous devez lire et faire lire aux générations à venir. Il pourrait même être étudié dans les écoles, et se trouver dans toutes les bibliothèques dignes de ce nom. » Blog littéraire de Manu Jacquot

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